« Il n’y aucun déshonneur à s’adonner à l’art vidéo ludique » disait Nicolas Tesla, « Au temps pour moi » lui répondit Victoria 1er, chevauchant son poney mécanique. Voilà ce que serait l’univers de Dishonored, s’il se passait avec des personnages historiques.
Les Français d’Arkane reviennent avec Dishonored deuxième du nom. Ce FPS à la patte graphique unique, très inspirée par l’époque victorienne et teintée de steam punk, nous propulse 15 ans après les événements du premier épisode. Le tableau est vite posé: petite réception, même pas le temps pour les Ferrero, et voilà que débarque l’invité de la journée, accompagné de ses potes mécaniques. Mais un invité peut en cacher un autre: la sœur secrète de la mère de l’actuelle impératrice sort de l’ombre. Le complot se resserre et la prise de pouvoir ne se passe pas sans une belle tragédie impliquant la transformation de l’un des deux protagonistes en pierre. Le plus organique des deux sera votre choix pour l’aventure à venir.

Les Edouards aux mains d’argent à tête de vautours sont une vraie plaie.
Vous aurez donc la possibilité d’incarner soit l’impératrice, soit son père, Corvo (héros du premier épisode). Ceci n’aura pas d’impact particulier sur le scénario, mais plutôt sur les sorts que l’Outsider vous fournira (une sorte de dieu à la grecque, avec tout le côté mesquin de la chose). D’ailleurs, il est possible de refuser ces pouvoirs, ce qui ajoutera une bonne difficulté supplémentaire. En effet, ceux-ci offrent par exemple, la capacité de se téléporter ou de prendre possession d’animaux pour un court laps de temps. Même s’ils étaient déjà présents dans le précédent volet, ces habiletés spéciales ajoutent beaucoup à l’expérience de jeu et permettent d’emprunter de nouveaux chemins dans les différents mondes. J’ai particulièrement apprécié ce level design de très haute qualité (spécial dédicace au manoir mécanique).
Les missions se résument généralement à l’assassinat ou la neutralisation d’un ennemi de haut rang, avec objectifs secondaires facilitant l’immersion dans cet univers. Reste à savoir si vous privilégierez la manière subtile ou violente. L’infiltration demandant patience, observation et un bon timing et l’autre, plus bourrine et donc plus simple, permettant aussi de jolies phases de jeu. En conclusion, un titre attrayant, à l’univers original qui fait plaisir à voir, sortant ainsi d’une certaine conformité des actuels gros jeux.

Les débuts des ennuis commencent avec la rencontre de Jeanne Mas
Note: 8 Outsider sur 10
Également disponible sur PS4 et Xbox One